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Communiqué du 8 Juin 2004
Autrèche, le 5 janvier 2005
COMMUNIQUE
Co-compostage à Autrèche : la SETRAD déboutée sur tous les points
Par jugement du 14 décembre 2004, le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté tous les arguments de la société SETRAD (Onyx-Centre) pour obtenir l'annulation du refus de permis de construire prononcé par le Maire d'Autrèche, Jean Delaneau, au nom de l'Etat. Les attendus du jugement confirment que ce projet aurait soustrait 10 ha à l'activité agricole, qu'il prévoyait d'emprunter des voies communales incapables de supporter la circulation des poids lourds, qu'il aurait obligé la commune à effectuer des travaux très importants. Les juges confirment que le maire d'Autrèche, contrairement à ce qu'affirmait la SETRAD, n'a commis aucun " détournement de procédure " et s'est appuyé à juste titre sur l'avis de la Direction Départementale de l'Agriculture et des Forêts et sur le code de l'urbanisme. Ils ont donc rejeté sur tous les points la demande de la SETRAD - qui réclamait au village (quatre cents habitants) une astreinte de MILLE euros par jour de retard sur la délivrance du permis de construire ! L'Association Civique pour le Renouveau d'Autrèche (ACRA), qui mène le combat depuis le début de cette affaire, au côté du Maire d'Autrèche et de nombreux élus des environs, se félicite de cette décision de bon sens. Elle demande une nouvelle fois au groupe qui a engagé, dans l'opacité la plus complète, cette tentative d'implantation sur la commune d'Autrèche, de tirer toutes les leçons de ce nouveau jugement. (La Setrad avait déjà été déboutée à deux reprises en référé.) Quelques indices troublants laissent cependant craindre que tous les projets autour du site prévu pour ce centre n'aient pas encore été définitivement abandonnés. L'ACRA restera donc sur le qui-vive dans les mois et les années qui viennent . Ses trois cents adhérents, répartis à Autrèche et sur toutes les communes voisines, ne laisseront pas non plus un projet souterrain, l'installation d'une décharge de plusieurs dizaines d'hectares à proximité d'habitations et du parc de Beaumarchais, ruiner l'avenir de leur village et de sa région. L'association, soutenue en cela par de très nombreux élus de la région, réclame enfin une nouvelle fois que le débat sur la gestion et le traitement des déchets ne soit pas abandonné aux groupes privés, et que le débat citoyen remplace les méthodes opaques et le blocage de l'information.
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